Dans mon atelier

7 règles d’or pour éviter les catastrophes en couture

J’en ai fait, des bêtises en couture ! Voici des conseils que je n’ai pas toujours suivi, et ça m’a coûté. Ça me coûte encore, quand je ne suis pas concentrée. Alors ça fait toujours du bien de les répéter. Et puis qui sait, peut-être faites-vous les mêmes erreurs que moi ? Let’s go!

1. S’arrêter quand on est fatigué ou qu’on s’agace

Je me souviens de ce soir où, encore débutant en couture, j’ai absolument voulu finir une robe. Je cousais frénétiquement dans ma chambre de cité U de 10 m². J’avais de multiples épaisseurs de tissu à coudre ensemble, j’ai poussé tout ça sans ménagement sous le pied de biche et… Le bout de mon pouce est passé sous le pied-de-biche avec (quand je raconte ça IRL c’est assez drôle de voir la tête de mes interlocuteurs). Bon, c’était pas si horrible que ça en a l’air. Mais ça a fait mal. C’était l’anecdote bien frappante et visuelle 😀

Sans aller jusqu’à me blesser, en général, quand je passe une bonne partie de la journée à coudre, vient un moment où je sature sans même m’en rendre compte, et je me mets à faire des bêtises, qu’il faut ensuite défaire… Et je ne détecte pas encore cette fatigue assez vite.

2. Ramasser les épingles dès qu’elles tombent au sol

Bon, je vous refais une anecdote bien frappante et visuelle, ou vous voyez tout de suite ce qui se passe quand on ne ramasse pas bien ses épingles ? Depuis que l’un de mes orteils délicats en a vu une d’un peu trop près, je ne rigole plus avec ça non plus. J’en profite pour vous montrer mon pique-épingles cactus mexicain ainsi que des idées inspirantes dessous. Vous avez les liens des blogs dans les légendes 🙂 De supers idées de cadeaux pour des couturier·e·s ou pour user ses chutes ! Pour ma part je compte en faire un qui s’accroche à la MAC.

Donc mon cactus bien réaliste, pas la photo instagrammable avec 3 pauvres épingles dessus :-p

3. Nettoyer et huiler les griffes d’entraînement

Je démonte souvent le côté de ma machine pour huiler les rouages de la partie supérieure. L’autre jour, je trouvais que ma MAC grinçait un peu trop, j’ai bien écouté d’où venait le bruit, et mon soupçon a porté sur la zone des griffes d’entraînement. J’ai huilé un peu, rien n’a changé. J’ai démonté la plaque et… *musique de Psychose* c’était bien crado. Des peluches de fibres de tissu bouchaient tout, et bien sûr c’était un peu sec, ce qui expliquait le grincement. Je ne sais pas si je l’avais déjà fait en dix ans (ma MAC a dix ans). Pauvre machine ! Honte à moi. Je n’oublierai plus de le faire, promis 😮 Elle ronronne comme au premier jour désormais, les points ont retrouvé leur longueur d’antan et mes oreilles sont bien contentes aussi 🙂

C’était encore plus dégueu avant que je ne prenne la photo.

4. Dans le doute, bâtir (fonctionne aussi avec repasser, épingler…)

Je ne compte plus les fois où j’ai eu la flemme de faire une couture de bâti et où je l’ai regretté ensuite. Mais j’y travaille. Je fais bien attention à le faire pour toutes les coutures précises, quand je veux être sûre que le tissu ne bougera pas : cols, poignets, coutures rabattues… La dernière fois que je me suis fait avoir, c’était pour réaliser ma trousse en patchwork Poufsouffle. Le velours ras m’a eue. Attention donc à tous les tissus qui peuvent bouger beaucoup lorsqu’ils sont épinglés endroit contre endroit : velours, polaire… Même si c’est fait à grands points, ça fera la différence et ça évitera de nombreux démontages…

Couture rabattue : on bâtit !

Concernant le repassage, le marquage des plis, des ourlets, le pressage des coutures… même si c’est pénible, ça fait une sacrée différence pour le rendu final du vêtement. Je préfère repasser que thermocoller, cela dit.

Et pour les épingles, tout dépend de ce que l’on coud et de son coup de main, mais j’ai généralement regretté les fois où je n’ai pas assez épinglé ! Et à l’inverse, je m’émerveille quand je vois qu’un épinglage bien régulier et rapproché me permet de faire passer une manche dans une emmanchure du premier coup, sans un pli disgracieux 🙂

5. Enlever son aiguille de sa MAC à la fin d’un projet

On le lit un peu partout, mais on oublie qu’il faut changer d’aiguille très souvent. Je ne pense jamais à vérifier ce qu’il y a comme aiguille dans ma MAC avant de me lancer dans un projet, et c’est au bout d’une couture ou deux, réussies ou non, que je me dis « Ah mince, y’a quoi déjà comme aiguille là ?« . Je me dis qu’il faut que je prenne le pli d’enlever l’aiguille à la fin de chaque projet. Pas forcément pour la jeter (si le projet était rapide ce serait du gaspillage), mais pour penser à installer une aiguille adaptée au début du projet suivant ! En arrivant devant ma machine dépourvue d’aiguille, je n’aurais pas le choix que de bien faire 🙂

Je range mes aiguilles entamées comme ceci, en attendant d’avoir le temps de me coudre une version en tissu !

[Edit du 20 avril 2020 : ça y est, j’ai une jolie version en tissu et elle est ]

6. Garder l’étape de coupe du tissu (ou ce qui nous stresse) pour un moment tranquille

La coupe, c’est l’étape qui me demande le plus de concentration (avec le patronage/la réflexion sur le montage en cas de patron maison). Mais avec la coupe, on n’a pas le droit à l’erreur ! En plus, je fais des plans de coupe très économiques : je dois jouer à Tetris, je suis bien loin des plans de coupe des livres et patrons (simples mais qui te laissent plein de chutes). Je le fais donc quand je me sens en forme… Quitte à reporter un projet si je ne le sens pas ou, au contraire, à en couper deux à la suite. J’ai toujours du mal à mettre le premier coup de ciseaux, mais je me soigne 🙂

7. Se souvenir que le mieux est parfois l’ennemi du bien

Ça, je ne l’ai toujours pas bien intégré je crois. Pas plus tard que cet après-midi, j’ai voulu arranger un coin de poignet de chemise en le décousant et en recousant… Ça a fichu en l’air un coin du tissu (tissu fragile grmbl). Mais je suis retombée sur mes pattes car ça m’a permis de voir que mes poignets n’étaient pas exactement de la même largeur d’un bout à l’autre. C’était peut-être pas totalement une connerie :-p

J’aurais mieux fait de ne pas démonter ce coin de poignet de chemise. Ou si ?

Je vais donc cacher le coin abîmé en réduisant un peu la largeur de poignet, ça fera d’une pierre deux coups, et sans tout démonter et refaire. Mais ça, je le garde pour un autre jour, car il faut suivre le précepte n° 1 : assez cousu pour aujourd’hui !

Quelles leçons de couture avez-vous du mal à suivre ? Y a-t-il d’autres principes que vous avez appris à vos dépends ?

Marie

7 règles d’or de @Myhappy_colour pour éviter les catastrophes en #couture (non réservées aux débutant·e·s !) https://greenismyhappycolour.wordpress.com/2019/12/15/6-principes-pour-eviter-les-catastrophes-en-couture/

2 réflexions au sujet de “7 règles d’or pour éviter les catastrophes en couture”

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